Le sursaut
Keolis Rennes Métropole avait déjà une conscience profonde des changements nécessaires à opérer, pour ne pas entamer encore davantage les 9 limites planétaires.
En 2024, la session 1 de la Convention des Entreprises pour le Climat (CEC) (« la claque ») a renforcé le sentiment d’urgence via notamment les interventions du GIEC : le visuel des températures pour les générations de nos enfants a été un vrai révélateur. Nous nous sommes engagés avec encore plus de conviction dans le déploiement de notre politique climat.
Cette session a également été marquante sur l’importance de construire un « récit désirable », car la prise de conscience ne viendra pas pour tous avec un argumentaire rationnel. La difficulté a été aussi de rendre concret le modèle régénératif pour notre secteur d’activité (forte consommatrice d’énergie). L’inspiration est venue en échangeant avec des membres de la CEC : notre rôle de tisseur de liens sur le territoire est central pour accélérer la bascule.
L’atelier sur le « plan de transformation de l’économie française » a été décisif sur la compréhension du rôle du dirigeant pour préparer maintenant l’évolution des métiers à l’adaptation climatique. La transformation du modèle d’affaires nous semblait essentielle, la contribution de Sophie Robert Velut (Expanscience) a été déterminante, amenant un désintérêt pour des démarches axées « RSE Business as usual ». Si notre écosystème tendait à nous ramener vers ces anciens modèles, nous avons laissé définitivement ces schémas derrière nous, nous utilisons désormais notre leadership au service des changements systémiques.
Nous avons compris le nécessaire triptyque cerveau/cœur/corps pour accompagner la transformation. Quelques personnalités solaires du CEC nous ont inspirés, et nous entretenons ces relations. Notre conviction de la nécessité de travailler en collaboration avec les parties prenantes s’est aussi retrouvée renforcée.

